Développé par Ocellus Studio et édité par Microids, Marsupilami 2: Salsa Palombia reprend la formule du premier épisode tout en cherchant à lui insuffler davantage de dynamisme. Et, pour être honnête, je ne m’attendais pas forcément à constater une évolution aussi marquée dans la conception des niveaux et le rythme de l’aventure…
Mais alors, cette nouvelle escapade au cœur de la Palombie vaut-elle vraiment le détour ? Après plusieurs heures passées aux commandes de nos trois marsupiaux, il est temps de voir si cette fameuse salsa parvient réellement à faire danser la formule.

Scénario : L’histoire de ce Salsa Palombia tient sur une poignée de feuilles, et encore, certaines sont probablement utilisées pour emballer les fruits. XD
Une étrange mélodie envahit la Palombie et plonge les animaux dans une sorte de folie dansante. Derrière tout cela se trouve la fameuse Reine des momies, revenue du monde des morts avec ses sbires pour mettre un joyeux bazar dans la jungle. Nos trois héros, Twister, Hope et Punch, vont donc devoir partir à sa recherche et sauver la Palombie,…
Voilà ! C’est à peu près tout !
Graphismes : Visuellement, Marsupilami 2: Salsa Palombia reste fidèle à l’identité colorée et cartoon qui faisait déjà le charme du premier épisode, tout en affichant un ensemble plus abouti.
Les environnements profitent de décors particulièrement vivants, avec une Palombie qui regorge de couleurs, de végétation et de petits détails qui renforcent l’impression d’explorer un monde de bande dessinée. On passe notamment par la jungle, une ville, des zones enneigées et un univers beaucoup plus particulier autour du Royaume des Morts. Chaque monde possède sa propre ambiance et ses propres petites idées visuelles.
Les différents personnages sont également bien modélisés et leurs animations se montrent globalement fluides, notamment lors des déplacements et des nombreuses acrobaties de nos marsupiaux.
Sans chercher à repousser les limites techniques, le titre mise avant tout sur une direction artistique chaleureuse et accessible, parfaitement adaptée à l’univers de Franquin. Le résultat est agréable à l’œil, avec une véritable sensation de progression par rapport au premier opus, même si certains éléments de décor peuvent parfois manquer un peu de finesse.

Jouabilité : Marsupilami 2 est un jeu de plateforme en 2.5D avec une prise en main très accessible.
En effet, la jouabilité du titre développé par Ocellus Studio constitue un élément important du jeu, puisqu’elle repose principalement sur la plateforme, l’exploration et l’aventure.
On y contrôle les trois Marsupilamis et l’on doit progresser à travers différents environnements de Palombia en utilisant leurs capacités pour avancer. Les déplacements sont assez simples à comprendre, avec des actions comme courir, sauter, se déplacer rapidement ou encore utiliser la longue queue du Marsupilami pour franchir certains obstacles et atteindre des endroits éloignés. Cette dernière joue d’ailleurs un rôle essentiel dans le gameplay, puisqu’elle permet de réaliser des mouvements particuliers et apporte une certaine originalité aux phases de plateforme.
Les niveaux sont conçus de manière à encourager l’exploration. On doit ainsi observer son environnement et emprunter différents chemins afin de trouver des objets, des bonus ou encore des passages cachés. La difficulté augmente progressivement, permettant de commencer avec des obstacles relativement simples avant de proposer des passages demandant davantage de précision et de réflexes.
Le jeu ne se limite donc pas à avancer simplement jusqu’à la fin du niveau. Il faut parfois prendre son temps pour rechercher les différents éléments à récupérer et tenter de terminer les parcours le plus complètement possible. Les environnements permettent également de renouveler l’expérience et d’éviter une trop grande répétition, puisque de nouveaux décors et de nouvelles situations sont régulièrement proposés.
Les ennemis et les obstacles présents sur le chemin nous obligent également à adapter nos déplacements et à rester attentifs à nos actions. Le tout reste néanmoins accessible, ce qui correspond au ton familial du jeu et permet aux personnes moins habituées aux jeux de plateforme de prendre rapidement le jeu en main. Malgré cette simplicité, certains passages peuvent devenir plus exigeants, notamment lorsqu’il faut enchaîner plusieurs mouvements rapidement ou réaliser des sauts avec précision.
L’ensemble offre ainsi un gameplay dynamique et plutôt varié, dans lequel l’exploration occupe une place importante. Grâce à ses commandes faciles à comprendre, à ses phases de plateforme et à l’utilisation originale de la queue du Marsupilami, le jeu propose une expérience amusante et accessible, tout en offrant suffisamment de petits défis pour donner envie de poursuivre l’aventure et de découvrir tout ce que les niveaux ont à cacher.

Durée de Vie : Marsupilami 2: Salsa Palombia propose une aventure relativement courte, mais particulièrement rythmée. Comptez environ 6 à 8 heures pour terminer l’histoire principale, une durée qui s’accorde finalement assez bien avec le rythme du jeu. Celui-ci évite les longueurs superflues et mise sur une progression agréable, portée par des niveaux suffisamment variés pour maintenir notre intérêt jusqu’au générique de fin.
L’expérience gagne toutefois en richesse si nous souhaitons explorer chaque environnement dans ses moindres recoins. Les différents mondes regorgent de collectibles, de défis et d’objectifs secondaires, donnant une véritable raison de revisiter les stages déjà parcourus. La quête du 100% représente ainsi un défi intéressant pour les plus perfectionnistes, puisqu’elle demande à la fois observation et précision afin de dénicher l’ensemble des éléments dissimulés dans les décors.
Le « mode Salsa » vient lui aussi renforcer la rejouabilité. Il nous invite à perfectionner notre maîtrise des déplacements et à terminer les parcours avec un maximum d’efficacité. Une fois l’aventure principale achevée, nous pouvons donc retourner dans les niveaux afin d’améliorer nos performances, nos temps et nos scores. Une approche simple, mais suffisamment stimulante pour transformer certains stages en véritables petits défis personnels.
Enfin, la coopération locale constitue une autre façon de prolonger le plaisir. Parcourir les niveaux à deux apporte une dimension plus conviviale à l’aventure et renforce son caractère familial. Une fonctionnalité particulièrement bienvenue pour un titre qui mise avant tout sur l’accessibilité et le divertissement, quel que soit notre profil.
Bref, une aventure certes courte, mais surtout efficace, généreuse et agréable à parcourir…

Bande Son : Et forcément, avec un titre comme Marsupilami 2: Salsa Palombia, la musique se devait d’être au rendez-vous. Et bonne nouvelle, elle l’est ! Le tout est festif, dynamique et parfaitement adapté à l’univers du jeu. Chaque monde possède ses propres ambiances musicales, tandis que les thèmes des boss se montrent particulièrement réussis et donnent encore plus de rythme aux affrontements.
Le sound design, plus discret, remplit également son rôle, même si certains bruitages auraient pu bénéficier d’un peu plus d’impact. Mais l’essentiel est là, la bande sonore accompagne parfaitement notre progression et renforce cette bonne humeur permanente qui se dégage de l’aventure.
Après quelques heures passées en Palombia, nous aurions presque envie de mettre de la salsa dans le salon. Presque,… ^^

Conclusion : Au final, Marsupilami 2: Salsa Palombia est une très bonne surprise. Le jeu reprend les bases du premier épisode tout en proposant une aventure plus rythmée, colorée et généreuse. Les niveaux sont plaisants à parcourir, les différents environnements apportent suffisamment de variété et la prise en main reste accessible, sans pour autant manquer de petits défis pour celles et ceux qui souhaitent aller chercher le 100%. À cela s’ajoutent les nombreux collectibles, le mode Salsa et la coopération locale, qui permettent de prolonger agréablement l’expérience.
On pourra toujours regretter une aventure principale un peu courte, mais difficile de lui en vouloir lorsque le rythme reste aussi efficace du début à la fin. L’univers de la Palombia fonctionne à merveille, la bande-son apporte une bonne dose de bonne humeur et l’ensemble se montre particulièrement agréable à parcourir. Le titre d’Ocellus Studio ne cherche pas à révolutionner le genre, et ce n’est finalement pas ce qu’on lui demande. Il veut simplement nous faire passer un bon moment, et sur ce point, le pari est réussi.
Une aventure familiale, accessible et colorée que nous recommandons sans hésiter aux amateurs de plateformes, mais aussi à celles et ceux qui souhaitent simplement passer quelques heures dans un univers plein de charme. <3