[TEST] CTHULHU: THE COSMIC ABYSS SUR XBOX SERIES X

Il y a quelque chose d’assez paradoxal avec les jeux inspirés de l’univers de H.P. Lovecraft. On en a vu passer un paquet ces dernières années, avec plus ou moins de réussite, et pourtant cette mythologie continue de fonctionner. Il suffit finalement de quelques tentacules, une bonne dose de folie et surtout cette impression persistante que l’être humain n’est absolument pas à sa place dans ce monde.

Avec Cthulhu : The Cosmic Abyss, Big Bad Wolf prend toutefois une direction un peu différente. Ici, pas question de ressortir le traditionnel détective du début du XXe siècle avec son vieux revolver et son imperméable. Le studio français nous emmène beaucoup plus loin, en 2053, dans les profondeurs du Pacifique.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette plongée ne va pas être de tout repos…

Scénario : L’histoire nous plonge en 2053, dans une Terre où les ressources commencent sérieusement à manquer. On incarne Noah, un agent d’Ancile envoyé enquêter sur la disparition de plusieurs personnes dans une installation sous-marine d’Ocean-I.

Mais évidemment, rien ne va se passer comme prévu. En descendant dans les profondeurs, on découvre peu à peu des choses liées à Cthulhu et à la mystérieuse cité de R’lyeh

Graphismes : Visuellement, Cthulhu : The Cosmic Abyss fait plutôt bonne impression.

Le jeu tourne sous « Unreal Engine 5 » et cela se remarque surtout dans les environnements. Les installations sous-marines, les laboratoires, les zones abandonnées et les architectures beaucoup plus étranges que la moyenne bénéficient d’un vrai soin artistique.

Mais ce que j’ai surtout aimé, c’est l’ambiance. On passe beaucoup de temps dans des endroits où l’on n’a franchement pas envie de rester. Couloirs sombres, installations désertées, inscriptions inquiétantes, traces de cultes… Tout est fait pour donner cette sensation de malaise permanent.

Puis le jeu change progressivement d’échelle. Les environnements deviennent plus étranges, plus imposants et beaucoup plus difficiles à comprendre. La découverte de R’lyeh est évidemment l’un des moments qui fonctionne le mieux sur le plan visuel.

Il y a également un petit côté science-fiction horrifique qui m’a bien plu. On retrouve parfois cette ambiance de station spatiale abandonnée où quelque chose s’est très mal passé, sauf qu’ici, nous sommes au fond du Pacifique.

Tout n’est cependant pas irréprochable. Les animations des personnages sont parfois un peu rigides et certains détails techniques rappellent que nous sommes devant une production qui aurait encore mérité quelques semaines de finition.

Jouabilité : C’est probablement ici que Cthulhu : The Cosmic Abyss va diviser.

Si vous cherchez un jeu d’action avec des armes, des monstres et des combats toutes les deux minutes, vous pouvez déjà passer votre chemin. Ici, on enquête !! On observe, on fouille, on analyse des objets, on récupère des informations et surtout… on réfléchit !

Le système de déduction est au cœur de l’expérience. Noah dispose notamment d’outils permettant de scanner son environnement et de mettre en évidence certains éléments. Le sonar devient également un compagnon particulièrement utile pour repérer ce qui nous entoure.

Mais le plus intéressant reste la manière dont les différents indices sont reliés entre eux.

Le jeu nous demande réellement de faire travailler nos petites cellules grises. Il ne s’agit pas simplement de suivre un marqueur jusqu’au prochain objectif. Il faut parfois comprendre ce que l’on vient de découvrir et faire le rapprochement avec une information récupérée quelques minutes auparavant.

On retrouve finalement ce qui faisait déjà le charme des précédents jeux narratifs de Big Bad Wolf ! Je parle bien évidemment du sentiment d’être acteur de l’enquête plutôt que simple spectateur d’une histoire interactive.

Le problème, c’est que cette volonté de nous laisser chercher peut aussi devenir frustrante. Il n’y a pas toujours de carte ou d’indication suffisamment claire pour savoir où aller. Et quand on a passé plusieurs minutes à tourner dans les mêmes couloirs à la recherche du petit objet que l’on avait oublié d’examiner, le côté enquêteur laisse rapidement place au côté « mais il est où ce pu*** de truc ? ».

Certains mécanismes peuvent également manquer un peu de fluidité. La manipulation des objets et certaines interactions sont parfois moins agréables qu’elles ne devraient l’être… Et pourtant, lorsqu’une énigme fonctionne parfaitement et que l’on comprend enfin le raisonnement attendu, la satisfaction est bien réelle.

C’est probablement là toute la force du jeu !

Durée de Vie : Comptez environ une douzaine d’heures pour terminer l’aventure, avec des variations selon votre manière de jouer et votre capacité à résoudre les différentes énigmes.

Le jeu est composé de sept chapitres et évite globalement de tirer inutilement sur la corde. Certains passages donnent tout de même l’impression de ralentir un peu l’aventure, mais l’ensemble reste cohérent.

La rejouabilité vient surtout des choix effectués au cours de l’aventure et des différentes conséquences possibles.

Ce n’est donc pas le genre de jeu que l’on va relancer tous les mois pendant des centaines d’heures. Mais pour une aventure narrative centrée sur une enquête, une dizaine d’heures bien remplies me paraît être un compromis tout à fait correct.

Et puis soyons honnêtes, passer quarante heures dans les abysses aurait peut-être fini par poser quelques problèmes à notre santé mentale. XD

Bande Son : La bande-son fait partie des éléments qui contribuent le plus à l’atmosphère. Et heureusement, parce qu’un jeu « Lovecraftien » sans ambiance sonore digne de ce nom, c’est un peu comme Cthulhu sans tentacules,… il manque quelque chose.

Les bruits de machines, les installations sous-marines, les sons étranges provenant de zones que l’on ne voit pas et les différents effets environnementaux fonctionnent particulièrement bien. (Le silence est également très bien utilisé).

Il y a des moments où l’on avance simplement dans un couloir avec pour seule compagnie le bruit de nos propres pas. Et c’est justement là que le jeu arrive parfois à créer son meilleur malaise.

La musique quant à elle, reste généralement en retrait et accompagne surtout les moments importants.

Les doublages anglais sont convaincants et les sous-titres français permettent de suivre confortablement l’histoire. Même si forcement on aurait préféré une vraie VF !

Conclusion : Alors, faut-il plonger dans Cthulhu : The Cosmic Abyss ?

Pour ma part, oui, mais pas forcément pour tout le monde. Big Bad Wolf propose ici une expérience davantage tournée vers l’enquête, la réflexion et l’ambiance que vers l’action, ce qui permet au jeu de se démarquer. J’ai particulièrement apprécié le système de déduction, le sonar et la direction artistique, qui créent une atmosphère vraiment réussie.

Malheureusement, quelques problèmes viennent gâcher l’expérience, notamment des ralentissements, des bugs, certaines interactions maladroites et des énigmes parfois frustrantes. Le côté horrifique pourra également décevoir ceux qui recherchent des sensations fortes, car le jeu mise surtout sur la tension et le mystère.

Malgré ses défauts, j’ai trouvé l’aventure intéressante et suffisamment intrigante pour avoir envie d’aller jusqu’au bout. Les amateurs de Lovecraft et de jeux narratifs devraient y trouver leur compte, tandis que les joueurs à la recherche d’action risquent de trouver le rythme un peu trop lent.

Au final, Cthulhu : The Cosmic Abyss reste une expérience imparfaite, mais qui possède une vraie personnalité et une ambiance qui fonctionne !

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[UNBOXING & TEST] MANETTE GAMESIR G7 PRO 8K PC NIOH 3 EDITION

Dans l’univers des accessoires gaming, GameSir s’est progressivement fait une place aux côtés des constructeurs les plus connus grâce à des manettes capables de proposer des fonctionnalités haut de gamme sans forcément atteindre les tarifs des modèles « Elite ».

Avec la GameSir G7 Pro 8K PC – Nioh 3 Edition, la marque pousse encore un peu plus loin le concept. Cette nouvelle version reprend l’architecture de la G7 Pro 8K destinée au PC et lui offre une identité directement inspirée du jeu vidéo Nioh 3, avec un design sombre et doré évoquant notamment l’état « Living Weapon » du titre. Mais derrière cette esthétique particulièrement réussie se cache surtout une manette pensée pour les joueurs exigeants, avec sticks TMR de seconde génération, gâchettes Hall Effect, boutons mécaniques, quatre commandes supplémentaires et surtout un taux de rapport pouvant atteindre les 8 000 Hz

Alors, simple objet collector pour les fans de Nioh ou véritable manette gaming haut de gamme ? Nous allons voir ce que cette G7 Pro 8K PC Nioh 3 Edition a réellement dans le ventre !

Difficile de ne pas remarquer cette édition Nioh 3 dès le premier regard. GameSir a choisi une dominante noire, accompagnée de détails dorés qui donnent à la manette une apparence à la fois élégante et agressive. L’inspiration vient directement de l’univers de Nioh 3 et plus particulièrement de l’imagerie associée au « Living Weapon ». La face avant adopte ainsi une esthétique très différente d’une manette PC traditionnelle, avec un habillage qui devrait particulièrement séduire les amateurs de la licence.

La personnalisation ne s’arrête d’ailleurs pas à un simple autocollant ou à quelques éléments graphiques. La G7 Pro 8K utilise une faceplate magnétique en trois parties, permettant de modifier l’apparence de la manette et de personnaliser certains éléments de la configuration.

L’ensemble respire la solidité. Avec ses 392 grammes, la G7 Pro 8K PC est loin d’être une petite manette légère, mais ce poids participe justement à cette sensation de produit sérieux et robuste. Ses dimensions de 152×103×58 mm restent toutefois proches de ce que l’on attend d’une manette moderne. 

Les poignées offrent également une bonne accroche et permettent de conserver une prise en main stable, ce qui devient particulièrement intéressant lors des longues sessions sur des jeux d’action exigeants.

La première chose que l’on remarque une fois la manette en main est la sensation de précision.

GameSir mise ici sur ses Mag-Res TMR Gen-2, des sticks utilisant une technologie magnétique qui évite le contact physique traditionnel des potentiomètres. L’objectif est évidemment d’améliorer la durabilité et de limiter les problèmes de drift, tout en conservant une excellente précision. 

Pour un jeu comme Nioh 3, cette précision prend tout son sens. Les déplacements, les changements de direction rapides et les ajustements de caméra demandent régulièrement de petites corrections. Des sticks précis permettent alors de contrôler beaucoup plus finement son personnage.

La disposition générale reste familière et immédiatement accessible. On retrouve également des boutons A B X Y à microswitches optiques, une croix directionnelle à microswitches mécaniques et quatre commandes supplémentaires destinées aux joueurs qui souhaitent personnaliser leur configuration. 

Ces commandes supplémentaires sont réparties entre deux boutons situés à l’arrière et deux mini-bumpers supplémentaires. Elles peuvent être particulièrement utiles dans les jeux demandant de nombreuses combinaisons de touches.

Autre point fort de cette G7 Pro 8K,… les gâchettes ! GameSir utilise ici des gâchettes analogiques « Hall Effect », accompagnées de stops mécaniques permettant de réduire leur course. Concrètement, cela permet de choisir entre une course plus longue et progressive, intéressante pour les jeux nécessitant un contrôle analogique précis, ou une course beaucoup plus courte pour obtenir une activation rapide.

Sur un jeu d’action comme Nioh 3, cette possibilité est loin d’être anecdotique. Elle permet d’adapter la manette à ses habitudes et de privilégier la rapidité lorsque les combats deviennent particulièrement nerveux. Sur un jeu de course, à l’inverse, on pourra préférer conserver une course plus importante afin de mieux doser accélération et freinage.

8 000 HZ : MARKETING OU VÉRITABLE INTÉRÊT ? Oo

C’est évidemment la caractéristique qui attire le plus l’attention avec cette nouvelle génération de G7 Pro.

La G7 Pro 8K PC peut fonctionner avec un taux de rapport allant jusqu’à 8 000 Hz, aussi bien en connexion filaire qu’en 2,4 GHz sans fil. Cela signifie théoriquement que la manette peut transmettre ses informations jusqu’à 8 000 fois par seconde, avec une latence annoncée de 0,125 ms au niveau du polling. Sur le papier, le chiffre est impressionnant. Dans la pratique, il faut cependant relativiser… Le 8K peut apporter un gain intéressant dans les jeux compétitifs et notamment les FPS, mais que la différence est beaucoup moins évidente dans les jeux plus lents ou dans les genres où quelques fractions de milliseconde ne changent pas réellement l’expérience. 

Pour Nioh 3, ce n’est donc pas forcément le 8K qui va transformer votre façon de jouer. En revanche, l’intérêt est de disposer d’une manette extrêmement réactive et de pouvoir choisir son niveau de polling selon ses besoins. Le logiciel GameSir Connect permet notamment de sélectionner différents niveaux, jusqu’à 8 000 Hz, et de modifier plusieurs paramètres liés aux sticks. 

Associer cette manette à Nioh 3 n’est évidemment pas un hasard. En effet, les jeux d’action de Team Ninja reposent sur une grande précision dans les déplacements, les esquives, les changements de posture et les enchaînements d’attaques. Une manette offrant des sticks précis et des commandes supplémentaires peut donc réellement apporter un confort supplémentaire. Les quatre boutons additionnels permettent notamment de déplacer certaines actions vers les doigts qui restent naturellement positionnés sur la manette.

L’intérêt n’est pas nécessairement de multiplier les macros ou de transformer le jeu en expérience automatisée, mais plutôt de pouvoir adapter la disposition des commandes à son propre style.

Le gyroscope 6 axes apporte également une possibilité supplémentaire pour les jeux compatibles. GameSir l’intègre directement à la G7 Pro 8K afin de permettre des contrôles par mouvements et des ajustements de visée plus fins lorsque le jeu les prend en charge. 

Ne vous inquiétez pas, GameSir n’a pas oublié l’immersion ! La G7 Pro 8K PC intègre deux moteurs de vibration asymétriques offrant des retours précis lors des coups et impacts.

Côté connectivité, elle propose le 2,4 GHz sans fil, l’USB-C filaire et le Bluetooth. Le 2,4 GHz permet de profiter d’une faible latence sans câble, tandis que l’USB-C reste idéal pour exploiter pleinement le polling à 8 000 Hz. On apprécie également la présence d’une prise casque 3,5 mm, utilisable en mode sans fil.

Avec sa batterie de 1 200 mAh, la G7 Pro 8K offre une autonomie correcte et dispose d’un dock de recharge très pratique pour la ranger et la recharger facilement après chaque session. À noter que l’utilisation du polling élevé peut réduire l’autonomie.

Quant au logiciel GameSir Connect, il permet de personnaliser la manette en profondeur (remappage des boutons, réglage des sticks, zones mortes, courbes de réponse, macros et taux de polling). Plusieurs profils peuvent également être enregistrés selon les jeux.

Comparatif face à une manette PC classique :

CaractéristiqueGameSir G7 Pro 8K Nioh 3Manette PC classique
SticksMag-Res TMR Gen-2Potentiomètres classiques
GâchettesHall Effect + stopsAnalogiques classiques
BoutonsMicroswitchesMembrane/microswitches selon modèle
Boutons supplémentaires4Généralement aucun
PollingJusqu’à 8 000 HzGénéralement inférieur
GyroscopeOui, 6 axesRarement
Connexion2,4 GHz / USB-C / BluetoothVariable
FaceplateMagnétique et interchangeableGénéralement fixe
Dock de rechargeInclusRarement inclus
Prix officiel constaté109,99€Très variable

La GameSir G7 Pro 8K PC – Nioh 3 Edition s’impose comme une excellente option pour les joueurs PC à la recherche d’une manette performante, précise et largement personnalisable, tout en restant sous la barre symbolique des 110 €.

GameSir confirme ici son savoir-faire avec une manette capable de rivaliser avec des modèles bien plus onéreux. Entre ses sticks TMR, ses gâchettes Hall Effect, ses boutons supplémentaires et son polling jusqu’à 8 000 Hz, elle offre un équipement particulièrement complet.

Le 8K ne sera pas forcément indispensable pour tous les joueurs, mais l’ensemble des fonctionnalités proposées, associé au design inspiré de Nioh 3, en fait une excellente manette pour les joueurs exigeants et les fans de la licence.

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[DECOUVERTE] BEE WITH GUN SUR XBOX SERIES X

Le jeu vidéo indépendant est un formidable terrain d’expérimentation, où les concepts les plus improbables deviennent parfois les plus mémorables. Bee With Gun en est un parfait exemple. Son idée de départ est aussi simple qu’insolite. Vous incarnez une petite abeille équipée d’une arme à feu, prête à explorer un univers coloré rempli de défis, de secrets et de plateformes.

Sur le papier, le concept peut prêter à sourire. Dans les faits, il fonctionne étonnamment bien. Distribué sur consoles par Ratalaika Games, le titre mise avant tout sur le plaisir de jeu et sur une bonne dose d’humour, sans jamais oublier de proposer des mécaniques originales.

Dès les premières minutes, Bee With Gun affiche clairement ses intentions. Ici, inutile de chercher une explication logique à cette drôle d’abeille armée. Le jeu assume pleinement son côté loufoque et invite simplement le joueur à profiter de l’aventure.

Cette identité décalée apporte beaucoup de fraîcheur. Loin des productions qui cherchent à tout expliquer, Bee With Gun préfère miser sur une expérience légère, amusante et accessible, où chaque niveau donne envie d’aller un peu plus loin.

L’arme de notre héroïne ne sert pas uniquement à repousser quelques ennemis. Elle devient rapidement un véritable outil de déplacement.

Le recul provoqué par les tirs permet de modifier sa trajectoire, d’atteindre des plateformes éloignées ou encore de résoudre de petites énigmes environnementales. Cette mécanique apporte une vraie originalité au gameplay et nous pousse régulièrement à expérimenter.

Le résultat est un jeu de plateforme où la précision compte autant que la curiosité. Certaines situations demandent plusieurs essais, mais l’ensemble reste suffisamment accessible pour ne jamais devenir frustrant.

Bee With Gun nous encourage naturellement à quitter le chemin principal. Les niveaux cachent différents passages, objets à récupérer et petits défis qui récompensent ceux qui prennent le temps d’observer leur environnement.

Cette liberté d’exploration contribue au charme de l’aventure. On avance à son rythme, en découvrant progressivement toutes les possibilités offertes par les mécaniques du jeu.

Visuellement, Bee With Gun adopte une direction artistique colorée qui correspond parfaitement à son ton léger. Les environnements sont agréables à parcourir et les animations donnent vie à cette petite aventure sans prétention.

L’ambiance générale est renforcée par une bande-son discrète mais efficace, qui accompagne agréablement les phases d’exploration.

Habitué à mettre en avant des productions indépendantes originales, Ratalaika Games ajoute ici une nouvelle curiosité à son catalogue. Bee With Gun ne cherche pas à rivaliser avec les grosses productions du marché. Il préfère proposer une aventure courte, inventive et capable de surprendre grâce à son concept assumé.

Et il faut bien reconnaître qu’il y a quelque chose de particulièrement amusant à résoudre des énigmes grâce au recul provoqué par les tirs… d’une abeille. Comme quoi, les idées les plus improbables sont parfois les plus efficaces. ^^

Pour conclure, Bee With Gun est une petite surprise qui mérite l’attention des amateurs de jeux indépendants. Son concept atypique, ses mécaniques de plateforme originales et son univers coloré offrent une expérience rafraîchissante, idéale pour celles et ceux qui aiment découvrir des titres sortant de l’ordinaire.

Accessible, amusant et rempli de bonne humeur, Bee With Gun rappelle qu’il n’est pas nécessaire de disposer d’un budget colossal pour proposer une aventure mémorable. Parfois, il suffit simplement d’une abeille… et d’un pistolet. 😉

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[CRITIQUE] LES MAÎTRES DE L’UNIVERS (2026)

En tant que fan de l’univers Les Maîtres de l’Univers depuis mon enfance, j’attendais ce film avec une énorme impatience.

Je suis aussi collectionneur de figurines de la licence, donc autant dire que j’avais des attentes très élevées. Quand on connaît cet univers à travers les jouets, les dessins animés et tout ce qui gravite autour de Musclor, on espère forcément que le film saura lui rendre hommage.

Les Maîtres de l'Univers (2026) — The Movie Database (TMDB)

Heureusement, je n’ai pas été déçu. Le film réussit à moderniser la franchise tout en conservant ce qui fait son identité. Dès les premières scènes, on retrouve l’esprit d’Eternia avec des décors grandioses, des créatures impressionnantes et une direction artistique qui m’a rappelé pourquoi j’aime autant cette licence. En tant que collectionneur, j’ai même eu plusieurs fois l’impression de voir certaines de mes figurines prendre vie à l’écran, et c’est une sensation assez unique.

J’ai aussi beaucoup apprécié les personnages. Le héros est convaincant et son évolution est intéressante à suivre, tandis que le grand méchant dégage une présence qui rend les affrontements encore plus intenses. Les scènes d’action sont spectaculaires, mais elles laissent aussi de la place aux émotions et à l’aventure.

Le film assume pleinement son côté fantasy sans chercher à renier ses origines. Au contraire, il multiplie les références que les fans reconnaîtront avec plaisir, sans pour autant perdre les nouveaux spectateurs. C’est exactement ce que j’espérais ! Un film capable de parler aux passionnés tout en donnant envie à une nouvelle génération de découvrir cet univers.

La bande originale accompagne parfaitement les moments forts et renforce le côté épique de l’ensemble. Je suis ressorti de la séance avec le sourire et l’envie de replonger dans ma collection de figurines. C’est toujours bon signe lorsqu’un film ravive cette passion.

Au final, Les Maîtres de l’Univers (2026) est une très belle réussite à mes yeux. En tant que collectionneur et fan de longue date, j’y ai retrouvé tout ce qui m’a fait aimer cette licence. C’est un blockbuster généreux, spectaculaire et respectueux de son héritage, qui devrait séduire aussi bien les nostalgiques que les nouveaux venus. J’espère sincèrement que ce film marquera le début d’une nouvelle série d’aventures sur grand écran.

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[TEST] HEADING OUT SUR PS5

Le jeu indépendant ne cesse de surprendre en proposant des expériences qui sortent des sentiers battus. Avec Heading Out, le studio Serious Sim (épaulé par Crunching Koalas) pour l’édition sur PS5, livre une œuvre difficile à classer. À mi-chemin entre le jeu de course, le road movie interactif, le roguelite et le roman graphique, ce titre publié par Red Art Games nous entraîne sur les interminables routes américaines dans une aventure où chaque décision compte autant que les kilomètres parcourus…

Scénario : Dans Heading Out, vous prenez le volant dans la peau d’un mystérieux conducteur connu sous le nom d’Interstate Jackalope. Dès les premiers instants, le jeu instaure une atmosphère aussi captivante qu’inquiétante. Vous êtes traqué par les forces de l’ordre, mais également par une menace plus abstraite qui symbolise vos peurs les plus profondes.

Votre mission consiste à traverser une Amérique revisitée pour affronter le meilleur pilote du pays. Sur le papier, le but paraît simple, mais la route est loin d’être un long fleuve tranquille. Entre votre point de départ et votre destination finale, de nombreux dangers et imprévus viendront perturber votre périple.

Graphismes : S’il y a un aspect qui attire immédiatement le regard dans Heading Out, c’est sans aucun doute sa direction artistique. Le jeu fait le choix d’un univers visuel entièrement en noir et blanc qui rappelle les comics américains. Les rares touches de couleur sont utilisées avec intelligence pour mettre en valeur certains éléments importants, qu’il s’agisse des gyrophares des voitures de police, des explosions, de l’étrange brouillard rouge représentant la peur ou de quelques détails destinés à guider notre regard.

Ce contraste permanent confère au titre une identité visuelle forte et immédiatement reconnaissable. Chaque trajet donne l’impression de parcourir les pages d’une bande dessinée en mouvement, une sensation renforcée par une mise en scène particulièrement soignée.

Les décors se renouvellent régulièrement au fil du voyage. Les longues lignes droites traversent des autoroutes désertes, des chaînes de montagnes, des étendues arides, de petites villes oubliées ou encore des stations-service isolées, ce qui permet d’éviter toute impression de répétition malgré les nombreux kilomètres parcourus.

Les jeux de lumière participent eux aussi à l’ambiance générale et renforcent le caractère cinématographique de l’ensemble. La réalisation, quant à elle, se montre convaincante avec des temps de chargement très rapides et une fluidité constante, y compris pendant les poursuites les plus intenses.

Tout n’est cependant pas parfait. Les modèles des véhicules restent assez simples dans leur conception, un compromis compréhensible pour une production indépendante qui préfère miser sur son identité artistique plutôt que sur une démonstration technique.

Heading Out

Jouabilité : Dès les premières minutes, Heading Out propose une prise en main simple et intuitive, permettant de se concentrer rapidement sur la route. Le jeu fait clairement le choix d’une conduite orientée arcade plutôt que d’une simulation exigeante. Les véhicules répondent avec précision aux commandes et procurent immédiatement de bonnes sensations de vitesse, tout en conservant un comportement parfois nerveux qui demande un léger temps d’adaptation. Les virages pris à vive allure, les freinages tardifs ou encore les changements de direction brusques nécessitent un minimum d’anticipation, sans pour autant devenir frustrants.

La conduite se veut dynamique et nerveuse, notamment lors des courses-poursuites où il faut slalomer entre les autres véhicules, éviter les obstacles et trouver le meilleur itinéraire pour semer les forces de l’ordre. Ces séquences constituent sans aucun doute les moments les plus intenses du jeu et contribuent largement au sentiment d’urgence qui accompagne régulièrement le joueur. Les courses clandestines offrent également un rythme plus soutenu et demandent une certaine maîtrise du véhicule pour espérer décrocher la victoire.

L’un des points forts de Heading Out réside dans sa capacité à varier constamment les situations de jeu. Nous sommes régulièrement amené à alterner entre des phases de conduite plus détendues, où on profite simplement du voyage, et des moments beaucoup plus tendus qui exigent des réflexes et une prise de décision rapide. Cette alternance empêche la routine de s’installer et donne au gameplay un rythme particulièrement agréable.

L’interface participe également au confort de jeu. Les informations essentielles restent parfaitement lisibles sans encombrer l’écran, ce qui permet de rester concentré sur la route sans être distrait par une multitude d’indicateurs. Les menus sont clairs, les commandes répondent instantanément et l’ensemble se montre particulièrement agréable à prendre en main, aussi bien à la manette qu’au fil des longues sessions de jeu.

Si la physique des véhicules manque parfois d’un peu de précision et que certains comportements peuvent sembler légèrement flottants, notamment lors des changements d’appui à haute vitesse, cela ne nuit jamais réellement au plaisir de jeu. Bien au contraire, ce choix renforce le côté accessible et spectaculaire de l’expérience. Heading Out ne cherche jamais à reproduire fidèlement la conduite réelle, mais privilégie avant tout le plaisir immédiat, un parti pris qui s’accorde parfaitement avec l’esprit de cette aventure sur les routes américaines.

Heading Out

Durée de Vie : Plutôt que de miser sur une campagne interminable, Heading Out fait le choix de la rejouabilité. Une première partie demande en moyenne entre une dizaine et une quinzaine d’heures selon votre manière d’aborder l’aventure, mais il serait dommage de s’arrêter là. Le jeu a été pensé pour être recommencé à plusieurs reprises, chaque nouveau périple offrant son lot de surprises grâce à une structure procédurale qui renouvelle constamment les événements, les itinéraires et certaines rencontres. Il est donc rare de vivre exactement la même aventure deux fois, ce qui contribue largement au plaisir de repartir sur les routes.

Au fil de votre progression, de nombreuses décisions viendront influencer le déroulement de votre voyage. Choisir d’aider un personnage, de participer à une course clandestine, d’éviter les forces de l’ordre ou de prendre un itinéraire plus risqué aura un impact sur votre réputation, sur les événements qui se déclencheront par la suite, mais aussi sur les différentes conclusions proposées par le jeu. Cette liberté d’action apporte une réelle valeur ajoutée à l’expérience et nous pousse naturellement à explorer d’autres possibilités lors des parties suivantes.

Le contenu ne se limite d’ailleurs pas aux seuls trajets sur les routes américaines. Tout au long de votre aventure, vous devrez gérer votre véhicule en surveillant son état mécanique, votre réserve de carburant, votre argent ou encore votre niveau de recherche auprès des autorités. Les nombreuses haltes permettent de réparer votre voiture, d’améliorer certains aspects de votre équipement, de faire le plein ou encore d’interagir avec des personnages rencontrés au hasard de vos déplacements. Ces différentes mécaniques de gestion viennent enrichir le gameplay et empêchent l’expérience de devenir monotone.

À cela s’ajoutent des courses clandestines, des poursuites avec la police, des événements scénarisés, des rencontres imprévues ainsi que différents défis qui rythment efficacement la progression. Même si certaines situations finissent inévitablement par revenir au fil des heures, la variété des combinaisons possibles permet de conserver un sentiment de découverte relativement constant.

Les joueurs les plus curieux pourront également chercher à débloquer l’ensemble des fins disponibles, expérimenter différents styles de jeu ou encore tenter d’obtenir tous les trophées proposés sur PS5. Dans ces conditions, la durée de vie dépasse facilement les vingt à trente heures, voire davantage pour ceux qui souhaitent explorer toutes les possibilités offertes par le jeu. Sans proposer un contenu gigantesque, Heading Out réussit à maintenir l’intérêt grâce à une formule qui privilégie l’expérimentation et la liberté du joueur, faisant de chaque nouveau voyage une aventure légèrement différente de la précédente.

Heading Out

Bande Son : Impossible d’évoquer un road trip sans parler de musique. La bande originale constitue l’une des grandes réussites du jeu. Jazz, rock, blues et sonorités typiquement américaines accompagnent parfaitement les longues traversées.

Chaque morceau semble avoir été choisi pour renforcer le sentiment de liberté qui se dégage de la route. Les bruitages des moteurs restent convaincants sans chercher le réalisme absolu. Le doublage anglais se montre de bonne qualité et contribue largement à l’ambiance cinématographique de l’ensemble.

Au casque, l’immersion fonctionne parfaitement…

Heading Out

Conclusion : Avec Heading Out, Serious Sim signe une œuvre profondément originale. Certes, sa conduite parfois imprécise pourra rebuter certains joueurs habitués aux standards des simulations automobiles. Mais réduire le jeu à cet aspect serait passer complètement à côté de son ambition.

Ici, la route devient un personnage à part entière. Chaque kilomètre raconte une histoire, chaque détour apporte son lot de surprises, et chaque décision façonne un récit personnel.

Porté par une direction artistique remarquable, une excellente bande-son et une narration intelligente, Heading Out réussit à proposer une expérience différente de tout ce que l’on trouve actuellement sur PS5.

Ce n’est peut-être pas le meilleur jeu de course de cette génération, mais c’est certainement l’un des « road movies vidéoludiques » les plus marquants de ces dernières années. <3

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