[TEST] POOLS SUR PS5

Inspiré des fameux « Poolrooms », des espaces liminaires et de l’univers des Backrooms, POOLS est arrivé sur PS5 avec une proposition assez particulière.

Le jeu ne cherche pas vraiment à nous faire sursauter toutes les trente secondes. Il préfère installer progressivement un sentiment de malaise, cette impression désagréable d’être perdu dans un endroit qui devrait pourtant sembler familier.

Et personnellement, c’est justement cette approche qui m’a accroché !

Scénario : Quand l’absence d’histoire devient une force,…

Graphismes : Visuellement, POOLS n’est pas là pour nous impressionner avec des explosions ou des paysages gigantesques. Son esthétique repose essentiellement sur les piscines, les carreaux, les couloirs, les lumières artificielles et cette architecture volontairement répétitive. Et pourtant, sur PS5, le résultat est particulièrement réussi.

Les éclairages jouent énormément sur l’ambiance. Une pièce qui paraît presque accueillante au premier regard peut devenir franchement inquiétante simplement parce qu’elle est immense, vide et silencieuse. J’ai particulièrement apprécié cette sensation de réalisme étrange. L’eau, les reflets, les couleurs et les différentes sources de lumière donnent aux environnements une vraie présence.

Le plus intéressant reste probablement le contraste entre la beauté des décors et le malaise qu’ils provoquent. Certaines zones sont presque magnifiques. D’autres donnent immédiatement envie de faire demi-tour.

Et c’est là que POOLS réussit quelque chose d’assez fort. Il transforme un endroit normalement associé à la détente en environnement inquiétant.

Jouabilité : Ici, les mécaniques sont extrêmement simples. On marche, on court, on explore et on cherche son chemin dans différents environnements. Il existe également quelques passages avec des labyrinthes et des séquences de navigation.

Mais il n’y a pas de système de combat. Pas d’armes. Pas d’inventaire complexe. Pas de monstres qui nous poursuivent constamment. Et finalement,… c’est une excellente chose.

POOLS veut nous faire ressentir la peur de nous perdre plutôt que de nous faire affronter une créature toutes les cinq minutes. Lorsque je me retrouvais dans un couloir en me demandant si j’étais déjà passé par là, le jeu réussissait davantage à me mettre mal à l’aise que beaucoup de jumpscares classiques.

La progression est donc volontairement lente. Il faut accepter de prendre son temps.

Personnellement, j’ai trouvé cette approche étonnamment efficace. On finit par faire attention au moindre bruit, au moindre changement de lumière ou au moindre détail du décor.

Durée de Vie : POOLS comporte six chapitres, chacun étant relativement court. Mais je ne considère pas forcément cette courte durée comme un défaut.

POOLS ressemble davantage à une expérience que l’on découvre progressivement qu’à un énorme jeu d’aventure. Son concept aurait probablement perdu une partie de son efficacité s’il avait fallu traverser pendant quinze heures les mêmes couloirs et les mêmes piscines.

Une fois terminé, il est possible d’avoir envie d’y retourner simplement pour retrouver certaines sensations ou faire découvrir le jeu à quelqu’un. Pour moi, c’est typiquement le genre de titre qu’on peut terminer en une ou deux soirées.

Et finalement, c’est très bien comme ça.

Bande Son : C’est probablement dans le domaine sonore que POOLS m’a le plus surpris.

Il n’y a pas de bande-son musicale classique pour accompagner l’aventure. Le jeu utilise principalement les bruits ambiants, les déplacements dans l’eau et les différents échos des environnements pour créer son atmosphère. Et franchement, le résultat est impressionnant !

Au début, on entend simplement l’eau et nos propres déplacements. Puis on commence à faire attention aux échos. Aux bruits qui semblent venir de plus loin. Aux changements d’ambiance lorsqu’on passe d’une pièce à une autre. Et c’est là que le cerveau commence à travailler tout seul.

J’ai plusieurs fois entendu un bruit et regardé instinctivement autour de moi alors qu’il n’y avait absolument rien. C’est assez paradoxal. POOLS ne nous montre pratiquement jamais de menace, mais le son nous donne constamment l’impression qu’une présence pourrait être quelque part.

Avec un bon casque, l’immersion devient vraiment intéressante.

Conclusion : POOLS sur PS5 est une expérience courte, originale et particulièrement atmosphérique. Si vous aimez les « Backrooms », les espaces liminaires, l’horreur psychologique ou simplement les jeux qui sortent des sentiers battus, je pense qu’il mérite clairement qu’on lui donne sa chance.

Ce n’est peut-être pas le jeu le plus complet auquel j’ai joué cette année, mais c’est certainement l’un de ceux qui m’a laissé une impression assez particulière une fois la console éteinte.

Et finalement, c’est peut-être ça, la plus belle réussite de POOLS. Après avoir quitté ses piscines, on continue encore un petit moment à se demander ce qu’il pouvait bien y avoir derrière ce prochain couloir…

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