[DECOUVERTE] MAJ NEXT-GEN DE KINGDOM COME: DELIVERANCE

Oyez, oyez, nobles lecteurs et gentes dames maniant la manette ! Voici que revient Kingdom Come: Deliverance, non point chevauchant un destrier flamboyant, mais lesté d’une fort honorable mise à jour dite « Next-Gen », laquelle promet moult fluidité et chargements prestement expédiés.

En l’an de grâce 2018, le titre de Warhorse Studios fit grand bruit ! Point de dragons, point de sorciers lançant éclairs et maléfices, mais des champs boueux, des forêts profondes et des querelles d’hommes en hauberts. Une Bohême âpre, réaliste, et parfois plus dure qu’un quignon rassis.

Las ! Sur consoles d’ancienne génération, l’aventure souffrait de quelques hoquets ! L’image tremblotait tel écuyer novice, et les temps de chargement laissaient au joueur le loisir de méditer sur le sens de la vie…

Or voici que la version nouvelle apporte grande merveille tel que le 60 images par seconde ! L’œil n’est plus heurté, l’épée ne paraît plus guidée par une main tremblante, et les combats gagnent en clarté.

Car souvenez-vous, ici, point de moulinage furieux. Le combat est danse savante, cercle d’acier où chaque angle compte. Parer trop tôt, c’est recevoir taloche. Attaquer sans prudence, c’est embrasser le sol avec componction.

Grâce à cette fluidité retrouvée, l’art martial d’Henry, tel Hakim le fils de forgeron et héros malgré lui, devient plus lisible et moins capricieux. Les affrontements semblent enfin répondre comme il sied à nos intentions.

Quant aux temps de chargement, ils sont désormais plus brefs qu’une prière marmonnée avant bataille. L’exploration gagne en allant, et nul ne s’endort plus entre deux villages.

Ce qui fit la grandeur de Kingdom Come: Deliverance demeure intact ! Je discutaille bien évidemment de son immersion !

Henry n’est point élu des cieux. Il ignore l’art des lettres et est maladroit l’épée en main. Pour progresser, il faut pratiquer, trébucher,… recommencer. Lire s’apprend, convaincre s’exerce, combattre se mérite.

Il convient aussi de manger, de dormir, et d’éviter d’agoniser stupidement en chemise face à trois brigands mal lunés. La vie médiévale n’est point tendre, et le jeu ne cherche guère à la rendre plus aimable.

La mise à jour n’altère rien de cette philosophie. Elle ôte seulement les cailloux de la chaussure technique, laissant l’expérience respirer plus librement.

Qu’on se le dise, Kingdom Come: Deliverance ne flatte point le joueur pressé. Son rythme est mesuré, ses combats punitifs, et son réalisme parfois impitoyable.

Cette édition n’ajoute ni quêtes nouvelles ni dragons tardifs surgissant pour plaire aux foules. Elle demeure fidèle à sa vision première ! Austère, immersive et singulière.

Les novices découvriront une œuvre désormais plus confortable à manier. Les vétérans, eux, goûteront au plaisir de revoir la Bohême sans que l’image ne saccade comme charrette sur chemin pierreux.

Ainsi donc, braves gens, que retenir de cette mouture rutilante de Kingdom Come: Deliverance ?

Qu’elle n’est point sorcellerie nouvelle, ni résurrection miraculeuse surgie d’un grimoire poussiéreux. Nul dragon ajouté en catimini, nul cheval ailé pour raccourcir les trajets, nul enchantement pour transformer Henry en héros bodybuildé en trois quêtes et deux coups d’épée…. Non.

Ce que cette version « Next-Gen » accomplit est chose plus humble (mais fort louable), elle redresse le pourpoint, astique la cotte de mailles et rend enfin justice à l’ouvrage façonné jadis par les artisans de Warhorse Studios.

Là où l’image hoquetait comme ivrogne à la troisième chope, elle coule désormais tel hydromel bien frais. Là où l’on patientait en fixant l’écran noir, songeant à sa condition mortelle, on repart aujourd’hui promptement chevaucher vers l’horizon.

Et cela, mes amis, change tout sans en avoir l’air.

Car Kingdom Come: Deliverance n’est point jeu que l’on traverse en hurlant et cabriolant. C’est œuvre que l’on apprivoise. On y apprend à lire, à manier l’épée sans se trancher l’orteil, à parlementer sans insulter la mère du bailli. On y accepte d’être médiocre avant de devenir compétent,… ce qui, avouons-le, est le plus grand outrage fait à notre orgueil moderne.

Cette version console affinée permet enfin à cette philosophie de briller sans entraves. Le réalisme n’est plus plombé par la technique et l’immersion n’est plus brisée par les soubresauts d’un framerate capricieux.

Est-ce révolution ? Nenni.
Est-ce édition définitive sur consoles ? Assurément.

Ainsi, que tu sois damoiseau novice découvrant la Bohême pour la première fois, ou vétéran revenu panser ses cicatrices, cette mise à jour est pareille à une bonne lame bien aiguisée ! Elle ne change point la bataille, mais rend chaque coup plus net.

Et sur ces paroles, je referme mon grimoire, vide mon hanap, et proclame avec emphase :

Voilà jeu qui ne flatte point le paresseux, mais récompense le persévérant.
Voilà aventure qui ne crie point, mais s’impose.
Voilà Bohême qui, désormais, tourne rond.

Ce contenu a été publié dans XBOX ONE, XBOX SERIES X, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.